
Lady Oscar
Berusaiyu no BaraSérie Japanime
Lady Oscar, Critique de la rédaction
Critique rédigée par meneltarma le 28 Mars 2008 (dernière modification le 14 Octobre 2008)« Lady Oscar » ou le destin de trois personnages nés en 1755, Oscar François de Jarjayes, la reine Marie-Antoinette et Hans Axel de Fersen qui vont subir les vicissitudes de la Haute Cour du XVIIIe siècle et de la Révolution Française.
Lady Oscar est adapté du manga La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda. Les japonais sont friands de la culture et de l’Histoire française donc c’est sans étonnement qu'on découvre l’héroïne Oscar dans un régime décadent qui mènera à la Révolution Française. L’histoire reprend celle du manga mais l’humour est quasi absent, les quelques évènements sont moins détaillés et la fin est quelque peu changée, la rendant plus intense.
Tout d’abord diffusé sur Antenne 2 en 1986, l’anime a très vite remporté les suffrages que ce soit en France ou au Japon. En effet, outre le manga et l’anime sorti en DVD, on a également eu droit à un film de Jacques Demy (à éviter) ou une pièce de théâtre de la célèbre troupe TAKARUZUKA.
L'Histoire de la Révolution française selon Lady Oscar
A travers Oscar, on suit, telle une petite leçon d’histoire, la fin d’un régime voué à disparaître mais également la vie de Marie-Antoinette, du début de son règne à la fin de sa vie et sa montée à l’échafaud. De princesse bien-aimée mais mal adaptée à la Cour française à son statut de reine déchue puis guillotinée. En entrant dans la Cour, Oscar découvre les nombreuses intrigues et complots des courtisans pour garder leur position sociale et s’attirer les bonnes grâces, les mondanités et les messes basses : un microcosme pourri par la manipulation et le désir de pouvoir.
Lady Oscar présente une fresque historique romanesque où faits
réels et personnages se mélangent avec fiction, entre les complots de
Madame du Barry, la fameuse affaire du Collier ou encore l’arrivée de
Robespierre. La réalisation reste cohérente, gardant bien à l’esprit le
contexte historique et évitant les anachronismes. La série se détache
en deux parties, la première plus joyeuse et parfois drôle (oui oui
c’est possible) relate le règne de Louis XV et ses frasques, les
complots qui tournent autour de Marie-Antoinette, et les rencontres
avec des personnages tels que la naïve Rosalie de Larmorlière.
La seconde partie est beaucoup plus sombre, car s’enchaînent les événements déclencheurs de la Révolution qui mèneront à la perte de la famille royale. Le rythme est donc plus haletant et s’accélère dans les derniers épisodes, l’intensité et le côté dramatique sont beaucoup plus marqués, au fur et à mesure que la Révolution et le dénouement fatal approchent. On sait bien que la fin sera tragique mais Lady Oscar prend soin de ne pas tirer trop fort sur les ficelles pour nous émouvoir et nous faire vibrer, sans plonger toutefois dans le mélodrame larmoyant. Mais l’histoire ne nous tiendrait pas autant en haleine si ce n’est grâce aux personnages. Oscar est le caractère charismatique et passionné de l’histoire. C’est un officier intègre et juste, loin des fourberies de la Haute Cour, témoin proche de la jeune Marie-Antoinette. Tout le long de la série, elle voit sa vision du monde évoluer et réalise peu à peu la misère du peuple qui cherche, à juste titre, à se révolter et le fera d’une manière violente et sanglante. Mais vivre en homme est loin d’être évident et Oscar devra entraver ses sentiments pour suivre les vœux de son père et abandonner sa féminité.
Des personnages torturés et voués à un destin tragique
Oscar n’est pas une femme qui se déguise en homme mais réellement un
homme. L’anime traite donc un problème profond : celui de l’identité
sexuelle, Oscar courtisant les femmes et séduisant également les
hommes. La Révolution, ses événements précurseurs et des sentiments de
plus en plus forts formeront le catalyseur d’une révolte intérieure
chez Oscar, et la pousseront à faire son choix final lors du dénouement
et laisser exploser un amour fort et violent. Marie-Antoinette est
également un personnage très touchant et dont la psychologie a été bien
développée. Au début de la série, on découvre une jeune
Marie-Antoinette innocente et naïve qui n’aspire qu’au bonheur dans une
Cour où elle se sent mal à l’aise et délaissée. A la fin, elle se
retrouvera malheureuse et abandonnée. En quelque sorte victime d’un
monde dans lequel elle a été obligée de vivre (le mariage du Dauphin et
Marie-Antoinette était quand même arrangé !), elle est soumise aux
complots et aux railleries, se laisse manipuler facilement et ses
décisions se révéleront maladroites et la mèneront à la déchéance et la
mort.
Riche en événements, actions et émotions, Lady Oscar l’est aussi en
passions et romances heureuses comme malheureuses. Que peut faire
Oscar, éperdument amoureuse du beau comte suédois Hans Axel de Fersen,
mais qui n’a d’yeux que pour la belle Marie-Antoinette ? La force de
l’anime, c’est de montrer des histoires d’amour sans fioriture, sans
dentelle et sentiment fleur bleue propre au shôjo, les passions parfois
interdites n’en ressortent qu’avec plus d’intensité. Le titre
Versailles no Bara signifie en japonais Rose de Versailles. L’anime
fait la part belle aux femmes (il faut dire que l’auteur Riyoko Ikeda
est une femme !) représentées comme de très belles roses qu’on admire
mais qui doivent faner un jour et perdre de leur superbe : Oscar
brillant capitaine de la Garde Royale mais qui décide de suivre ses
choix pour la Liberté et le peuple, mais surtout Marie-Antoinette si
fraîche et belle qui finira les cheveux grisonnants et plus vieille que
jamais, Madame du Barry ou encore Jeanne de La Motte deux intrigantes
dont la place sociale élevée descendra aussi rapidement.
Une série atemporelle, malgré des graphismes démodés
Lady Oscar est un anime qui a bien vieilli du point de vue
graphique. Les habitués des graphismes des séries animées récentes et
les gens allergiques aux shôjos n’aimeront vraisemblablement pas. Les
personnages masculins ont tous un aspect très féminisé, notamment Oscar
à l'allure androgyne. On a apporté une importance toute particulière
aux yeux d’une grosseur inimaginable, et qui ne cessent de luire et de
briller. Cela confère beaucoup d’émotions et de vie mais à force d’en
abuser, on pourra se lasser de ces continuelles étoiles. Les roses sont
aussi bien présentes, ce qui donne un côté beaucoup plus romantique à
l’histoire sombre et violente. Si la musique se fond parfaitement à
l’anime, on regrettera le générique français qui est en total décalage
avec tout le reste.
Lady Oscar est sans conteste le chef-d’œuvre de Riyoko Ikeda. Le contexte historique et les tumultes d’un monde en évolution permettent de sublimer les histoires d’amour et les passions entre des personnages soumis aux méandres de l’Histoire. Un anime dérangeant mais à ne pas rater pour les nostalgiques et romantiques.
Lady Oscar est adapté du manga La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda. Les japonais sont friands de la culture et de l’Histoire française donc c’est sans étonnement qu'on découvre l’héroïne Oscar dans un régime décadent qui mènera à la Révolution Française. L’histoire reprend celle du manga mais l’humour est quasi absent, les quelques évènements sont moins détaillés et la fin est quelque peu changée, la rendant plus intense.
Tout d’abord diffusé sur Antenne 2 en 1986, l’anime a très vite remporté les suffrages que ce soit en France ou au Japon. En effet, outre le manga et l’anime sorti en DVD, on a également eu droit à un film de Jacques Demy (à éviter) ou une pièce de théâtre de la célèbre troupe TAKARUZUKA.
L'Histoire de la Révolution française selon Lady Oscar
A travers Oscar, on suit, telle une petite leçon d’histoire, la fin d’un régime voué à disparaître mais également la vie de Marie-Antoinette, du début de son règne à la fin de sa vie et sa montée à l’échafaud. De princesse bien-aimée mais mal adaptée à la Cour française à son statut de reine déchue puis guillotinée. En entrant dans la Cour, Oscar découvre les nombreuses intrigues et complots des courtisans pour garder leur position sociale et s’attirer les bonnes grâces, les mondanités et les messes basses : un microcosme pourri par la manipulation et le désir de pouvoir.
Lady Oscar présente une fresque historique romanesque où faits
réels et personnages se mélangent avec fiction, entre les complots de
Madame du Barry, la fameuse affaire du Collier ou encore l’arrivée de
Robespierre. La réalisation reste cohérente, gardant bien à l’esprit le
contexte historique et évitant les anachronismes. La série se détache
en deux parties, la première plus joyeuse et parfois drôle (oui oui
c’est possible) relate le règne de Louis XV et ses frasques, les
complots qui tournent autour de Marie-Antoinette, et les rencontres
avec des personnages tels que la naïve Rosalie de Larmorlière.La seconde partie est beaucoup plus sombre, car s’enchaînent les événements déclencheurs de la Révolution qui mèneront à la perte de la famille royale. Le rythme est donc plus haletant et s’accélère dans les derniers épisodes, l’intensité et le côté dramatique sont beaucoup plus marqués, au fur et à mesure que la Révolution et le dénouement fatal approchent. On sait bien que la fin sera tragique mais Lady Oscar prend soin de ne pas tirer trop fort sur les ficelles pour nous émouvoir et nous faire vibrer, sans plonger toutefois dans le mélodrame larmoyant. Mais l’histoire ne nous tiendrait pas autant en haleine si ce n’est grâce aux personnages. Oscar est le caractère charismatique et passionné de l’histoire. C’est un officier intègre et juste, loin des fourberies de la Haute Cour, témoin proche de la jeune Marie-Antoinette. Tout le long de la série, elle voit sa vision du monde évoluer et réalise peu à peu la misère du peuple qui cherche, à juste titre, à se révolter et le fera d’une manière violente et sanglante. Mais vivre en homme est loin d’être évident et Oscar devra entraver ses sentiments pour suivre les vœux de son père et abandonner sa féminité.
Des personnages torturés et voués à un destin tragique
Oscar n’est pas une femme qui se déguise en homme mais réellement un
homme. L’anime traite donc un problème profond : celui de l’identité
sexuelle, Oscar courtisant les femmes et séduisant également les
hommes. La Révolution, ses événements précurseurs et des sentiments de
plus en plus forts formeront le catalyseur d’une révolte intérieure
chez Oscar, et la pousseront à faire son choix final lors du dénouement
et laisser exploser un amour fort et violent. Marie-Antoinette est
également un personnage très touchant et dont la psychologie a été bien
développée. Au début de la série, on découvre une jeune
Marie-Antoinette innocente et naïve qui n’aspire qu’au bonheur dans une
Cour où elle se sent mal à l’aise et délaissée. A la fin, elle se
retrouvera malheureuse et abandonnée. En quelque sorte victime d’un
monde dans lequel elle a été obligée de vivre (le mariage du Dauphin et
Marie-Antoinette était quand même arrangé !), elle est soumise aux
complots et aux railleries, se laisse manipuler facilement et ses
décisions se révéleront maladroites et la mèneront à la déchéance et la
mort.
Riche en événements, actions et émotions, Lady Oscar l’est aussi en
passions et romances heureuses comme malheureuses. Que peut faire
Oscar, éperdument amoureuse du beau comte suédois Hans Axel de Fersen,
mais qui n’a d’yeux que pour la belle Marie-Antoinette ? La force de
l’anime, c’est de montrer des histoires d’amour sans fioriture, sans
dentelle et sentiment fleur bleue propre au shôjo, les passions parfois
interdites n’en ressortent qu’avec plus d’intensité. Le titre
Versailles no Bara signifie en japonais Rose de Versailles. L’anime
fait la part belle aux femmes (il faut dire que l’auteur Riyoko Ikeda
est une femme !) représentées comme de très belles roses qu’on admire
mais qui doivent faner un jour et perdre de leur superbe : Oscar
brillant capitaine de la Garde Royale mais qui décide de suivre ses
choix pour la Liberté et le peuple, mais surtout Marie-Antoinette si
fraîche et belle qui finira les cheveux grisonnants et plus vieille que
jamais, Madame du Barry ou encore Jeanne de La Motte deux intrigantes
dont la place sociale élevée descendra aussi rapidement.Une série atemporelle, malgré des graphismes démodés
Lady Oscar est un anime qui a bien vieilli du point de vue
graphique. Les habitués des graphismes des séries animées récentes et
les gens allergiques aux shôjos n’aimeront vraisemblablement pas. Les
personnages masculins ont tous un aspect très féminisé, notamment Oscar
à l'allure androgyne. On a apporté une importance toute particulière
aux yeux d’une grosseur inimaginable, et qui ne cessent de luire et de
briller. Cela confère beaucoup d’émotions et de vie mais à force d’en
abuser, on pourra se lasser de ces continuelles étoiles. Les roses sont
aussi bien présentes, ce qui donne un côté beaucoup plus romantique à
l’histoire sombre et violente. Si la musique se fond parfaitement à
l’anime, on regrettera le générique français qui est en total décalage
avec tout le reste.Lady Oscar est sans conteste le chef-d’œuvre de Riyoko Ikeda. Le contexte historique et les tumultes d’un monde en évolution permettent de sublimer les histoires d’amour et les passions entre des personnages soumis aux méandres de l’Histoire. Un anime dérangeant mais à ne pas rater pour les nostalgiques et romantiques.





NOTATION
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Notes du chroniqueur :
| Scénario | |
| Dessins | |
| Bande-son | |
| Réalisation | |
| Global | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Notes de la rédaction :




De Blop
Série indémodable, un incontournable du monde de l'animation où l'on ne peut être que touché par les destins tragiques des héros.





Série indémodable, un incontournable du monde de l'animation où l'on ne peut être que touché par les destins tragiques des héros.Moyennes :
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DERNIERS COMMENTAIRES
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3 commentaires | Vous devez être membre pour poster des commentaires. > Devenir membrePosté le 31/10/2008 à 05:09Par The Duke
Tout ça débouchera sur l'un des plus mauvais films de Jacques Demy......
Il reste néanmoins Catriona McColl pour sauver tout ça !
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=ladyoscar
Il reste néanmoins Catriona McColl pour sauver tout ça !
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=ladyoscar
Posté le 31/10/2008 à 04:03Par meneltarma
Dommage que le générique français soit plutôt nul et en total décalage avec la série. Certaines scènes ont été censurées dans la version française, mais je n'ai pas pu les voir (notamment lors des épisodes avec Jeanne de la Motte)...
Posté le 31/10/2008 à 02:25Par mangasource
cette série est magnifique.
je l'ai découvert sur France5.
je vous la conseille vivement!!
je l'ai découvert sur France5.
je vous la conseille vivement!!
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